Ces fous qui sont dans la rue !!!
Violence Faits divers>Armé d'un crucifix, un SDF très excité sème la panique dans une église de Neuilly en réclamant un «sacrifice». Un informaticien tente d'éteindre la flamme du Soldat inconnu, sous l'Arc de triomphe, avec deux bouteilles d'eau.
Certains jours, on a l'impression que tous les fous sont dans la rue. En général, ces doux dingues font sourire. Parfois non. Comme ce soir du 30 juillet où, dans un supermarché parisien, un homme a déchiré l'emballage d'un Opinel et a poignardé à mort une femme parce qu'elle était «trop belle». Puis il a expliqué aux policiers qu'il était «poursuivi par des seringues» et «marchait sur des planches». Ce SDF de 40 ans avait déjà été suivi en psychiatrie et même interné après des agressions verbales dans le métro.
Président de la Fédération française de santé mentale, Roland Broca vient d'être chargé par la section des flagrants délits du parquet de Paris de pratiquer des expertises psychiatriques dès le stade de la garde à vue: «Je suis frappé, dit-il, par la quantité de malades mentaux qui errent dans la capitale et se rendent coupables d'actes dramatiques.» Ils seraient de 5 000 à 6 000 rien qu'à Paris. Ce sont parfois des sans-papiers, comme le meurtrier de Romain, ce garçon de 15 ans tué pour rien à coups de hachette, en juillet à Avignon. Parfois aussi, ils sortent de prison, où, selon une étude officielle, un quart des détenus seraient affectés de «pathologies mentales». Ou bien ils viennent des services psychiatriques. Ils ont été traités, ne le sont plus, ne veulent pas l'être. Abandonnés, ces fous de la rue constituent l'un des échecs de la politique de la psychiatrie de secteur. On a - heureusement - vidé les asiles depuis trente ans, mais sans parvenir à toujours assurer l'accompagnement médico-psycho-social nécessaire à ceux qui ne se reconnaissent pas comme malades.
«Par rapport à la masse de malades en liberté, le nombre d'actes graves est insignifiant, relativise le Dr Bernard Cordier, membre de la commission santé-justice mise en place par la chancellerie le 22 juillet dernier. En fait, la maladie mentale protège contre la criminalité: elle inhibe plutôt.» Encore faudrait-il la prendre en charge. La psychiatrie est d'autant plus démunie qu'elle est aujourd'hui en crise, avec des praticiens très inégalement répartis sur le territoire, et le taux de vacance de postes le plus élevé des disciplines médicales.
source: http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/criminalite/dossier.asp?ida=428817
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Pour
la Forme
1. Le jeudi 11 octobre 2007 à 23:32, par Papa D.
2. Le vendredi 12 octobre 2007 à 14:53, par Mickael Jax YEHI!!!
3. Le vendredi 12 octobre 2007 à 17:35, par Papa D.
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